Al­ma­nach

Modane, le 5 septembre 2012

Je sais… C’est la fin des va­cances et un léger flé­chis­se­ment de votre en­thou­siasme es­ti­val fait que vous vous sen­tez moins ra­pide à réa­li­ser la fin de votre to Do List. Pour cela, Cuk vous aide avec ces quelques conseils et tours de main in­dis­pen­sables.

Vra­di­guez vos bas­tougues!

C’est la pleine sai­son, et il faut vite s’en oc­cu­per. Mais bas­tougues sans vra­digue n’est que ruine de l’âme, comme di­sait Fé­li­cien Mar­teau. Et c’est assez long. Alors, en sui­vant ces quelques conseils, vous op­ti­mi­se­rez la dé­marche.

Après ar­ro­sage, fli­pot­tez vos bas­tougues d’un bon mètre. En gé­né­ral le fli­pot­tage ne doit pas ex­cé­der le mètre cin­quante, faute de frois­ser les vi­bra­tiolles, qui, comme on sait, font la qua­lité de la plante. Aux deux tiers du fli­pot­tage, grin­du­lez sé­vè­re­ment avant de ré­duire to­ta­le­ment les vrilles. Re­lâ­chez, faites un quart de tour et grin­du­lez à nou­veau.

Pas­sez en­suite au vra­di­gage pro­pre­ment dit, en n’ou­bliant pas que les fli­pules qui pour­raient res­ter fe­ront ap­pa­raître à la longue une ca­rence en sels mi­né­raux.

Var­lin­guez pro­pre­ment, et re­com­men­cez sous trois jours si né­ces­saires. Vos bas­tougues se­ront en pleine forme jus­qu’en fé­vrier où elles vous don­ne­ront les coc­ci­pules que vous at­ten­dez tant.

N’ou­bliez ce­pen­dant pas de les ar­ro­ser…

Un bon outil, pour une bonne technique…

Chan­gez vos va­ra­tites pour de plus neuves!

On ne s’en aper­çoit en gé­né­ral pas, mais des va­ra­tites usées vous font perdre un temps in­soup­çon­nable en re­di­blant vos man­garves, qui co­chonnent deux fois plus vite.

Ré­sul­tat des courses : des mo­quettes ré­bu­lées et des par­quets qui craquent. La se­maine pro­chaine, dans Cuk, Fran­çois vous pré­pa­rera un banc d’es­sai des meilleures va­ra­tites et vous par­lera de la meilleure façon de les fou­gir. Je se­rais vous, je ne man­que­rais pas ça!

En at­ten­dant, pen­sez à les pa­cu­ter avant les pre­miers froids, c’est ab­so­lu­ment in­dis­pen­sable pour fa­ci­li­ter l’échange!

Un der­nier conseil : pas de flüge, pas de bronques!

Eh oui, chaque année, il faut se le rap­pe­ler. Si on ne flüge pas les bro­quettes avant de mar­ro­ner la caillasse, on peut mette une croix sur les bronques. Et pour­tant… Qui re­fu­se­rait une bonne bronque, le matin, quand l’aube blan­chit et que les champs ex­halent leur brouillard fan­tô­ma­tique? Per­sonne!

Alors vite, pen­sons à flüger nos bro­quettes, et fai­sons-en pro­fi­ter les amis?!

Qui peut ré­sis­ter à un bon bol de bronques?!…

Je suis sûr que cette fois, avec ces conseils ju­di­cieux, votre ren­trée va in­duire une réelle année va­cu­taire.

Sin­cè­re­ment vôtre,

Mo­dane, de son iPhone